Artiste contemporain

Herrel

Sculpture
France
1971

-

Herrel, sculpteur profondément engagé pour la cause environnementale, porte un regard à la fois bienveillant et inquiet sur notre monde actuel. Ses oeuvres sont un témoignage poignant sur les contradictions de notre époque, et questionnent le rapport de l’Homme à la Nature.

Biographie

Herrel est né en 1971 dans une famille Normande, enfant assez distrait, il se découvre très jeune une passion pour le dessin de volumes, une activité qui lui permet de résoudre ses problèmes de concentration. A cette époque il réalise ses toutes premières oeuvres sculpturales, alors faites de craies glanées dans son école primaire, ou encore de pierres qu’il ramasse lors de promenades.

 

Après avoir exercé comme graphiste jusqu’en 1999, Herrel est nommé comme Directeur artistique dans le célèbre groupe de médias français TF1, un poste qu’il occupera pendant près de quinze ans.

C’est en 2011 que, lassé du caractère éphémère de l’industrie dans laquelle il travaille et du peu de place accordé à la créativité, Herrel prend la décision de renouer avec ses rêves d’enfance. Il passe alors le plus clair de son temps libre à s’exercer à la sculpture. « Plus tard » sera le titre de son premier-né, un marbre réalisé au ciseau à bois représentant l’artiste tel qu’il s’imagine 30 ans plus tard : un autoportait surprenant et révélateur de la vocation qui a toujours été la sienne ainsi que du talent inné dont il est doté.

 

L’année 2014 fut particulièrement décisive pour le sculpteur, qui se résout à quitter son activité professionnelle afin de se consacrer pleinement et exclusivement à la sculpture, sa première exposition aura lieu un an plus tard.

En choisissant le marbre, qu’il s’agisse du noir de Golzinne (Belgique), ou du marbre blanc de Carrare, l’artiste se fait audacieux. Ce noble matériau dont les nombreuses qualités sont reconnues depuis l’antiquité, est ici travaillé en taille directe sans croquis ni modèle, ne laissant en effet aucune place à l’erreur. Patience, délicatesse et maitrise technique sont autant de pré-requis que de se laisser guider par l’émotion. Surgit alors de la pierre, une fois ciselée, une forme pure et pérenne, à l’image d’un témoignage pour les générations futures.

 

Dans ses oeuvres délicates, Herrel questionne le rapport de l’Homme à la Nature, confrontant l’éternel au culte de l’éphémère en pointant du doigt leur folie dévastatrice, issue de la perpétuelle quête vers le progrès technologique et son impact sur les écosystèmes. Un regard critique sur notre monde d’aujourd’hui, ses contradictions et ses paradoxes, mais néanmoins d’une beauté spectaculaire.

 

En effet, si le jugement est impartial, l’artiste, en alertant le public, le ponctue tout de même d’optimisme, en transformant ses oeuvres en un appel à éveiller positivement les consciences, afin de sauver ce qui peut encore l’être.

Les racines sont l’un des motifs les plus récurrents dans ses travaux. Souvent point d’orgue de la composition elles invoquent ce lien charnel qui nous relient à la Terre, à notre nature profonde. Et ainsi figées dans le minéral, se veulent réconciliantes, afin de nous apprendre à Renouer, à instaurer une nouvelle unité, un nouvel écosystème bienveillant.

 

L’atelier d’Herrel est actuellement localisé dans les Alpilles, où il produit sans relâche. Ses oeuvres, exposées dans nombre de galeries européennes ont depuis, rejoint des collections privées mais aussi publiques. En 2020, l’une de ses oeuvres intitulée « Co-existence » est sélectionnée pour rejoindre la collection du premier musée sous-marin européen (Musée Subaquatique de Marseille) ayant pour vocation de sensibiliser le public à la fragilité de l’écosystème marin. Réalisée en format monumental dans un ciment marin au PH neutre, elle fut immergée à 5m de profondeur, au large de la plage des Catalans et à proximité du MUCEM de Marseille. Agissant comme un récif artificiel destiné à abriter les faune et flore marine, Co-existence met en scène un building aux prises avec un arbre dont les racines semblent autant engloutir que protéger à la manière d’un écrin. Une œuvre au message puissant dans laquelle la Nature reprendrait ses droits, tendant ainsi à nous réconcilier avec ce lien ancestral qui nous relie à la Terre, et appelant à préserver avec bienveillance chacun de ses chaînons. Un beau projet en accord avec les valeurs profondes de l’artiste.

 

«  Co-existence évoque la déconnexion entre la nature et nos nos sociétés modernes hors sol. Si la planète n’a pas besoin d’être sauvée, c’est bel et bien la survie de l’homme qui est en bascule.

La canopée de l’arbre a été imaginée afin qu’une fois dans l’eau, la flore vienne créer son propre feuillage et donne l’impression qu’un arbre a véritablement poussé sous la mer. Le milieu marin est un lieu insolite que l’on ne contrôle pas, Co-existence va prendre vie et échapper à la main de l’homme.

La canopée est également creuse et percée pour permettre à la faune aquatique de s’y réfugier et faire office de pouponnière. »

 

Herrel, Co-existence

Oeuvres

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