Artiste moderne & œuvre ancienne

Fragonard Jean‑Honoré

Gravure
France
1732

- 1806

Né à Grasse, dans une famille de marchands, Fragonard rejoint Paris à l'âge de six ans pour y faire des études. Placé à treize ans chez un notaire, ses parents remarquent son goût pour le dessin et le présentent à François Boucher, peintre de l'Académie et futur peintre du roi.

Biographie

Né à Grasse, dans une famille de marchands, Fragonard rejoint Paris à l’âge de six ans pour y faire des études. Placé à treize ans chez un notaire, ses parents remarquent son goût pour le dessin et le présentent à François Boucher, peintre de l’Académie et futur peintre du roi. L’ayant d’abord confié à Jean Chardin, le maître le reprend dans son atelier et l’incite à concourir pour le Grand prix de peinture. Il le remporte du premier coup à l’âge de vingt ans.

 

Fragonard passe alors six ans à l’Ecole royale des élèves protégés et entreprend un voyage de trois ans en Italie, passage obligé pour tout futur artiste. A son retour, il intègre l’Académie, ce qui le place au rang d’artiste établi. Il reçoit des commandes officielles et à son atelier au Louvre. Fragonard produit alors des toiles aux sujets historiques ou religieux.

 

En 1769, Fragonard peint une série de portraits classiques, plus connus sous le nom de “figures de fantaisies”. Délaissant les honneurs officiels, il privilégie peu à peu une clientèle privée et les tableaux de petits formats destinés à décorer les riches intérieurs de l’aristocratie. Le trait fougueux, les couleurs vives et lumineuses de ses toiles célèbrent avec beaucoup de poésie la jeunesse et la nature. En réaction contre le puritanisme, l’esprit libertin des Lumières plâne sur la France. Contemporain du sulfureux Sade, Fragonard est le peintre de nombreuses scènes galantes, une mode initiée par Watteau.

 

Il y présente les divertissements de la noblesse au sein d’une luxuriante nature où, sous couvert de jeu, le désir s’exprime sans entrave. Empreintes d’une grande sensualité voire même d’un certain érotisme, ces gravures remportent un franc succès et ne sont pas sans rappeler Les Liaisons Dangeureuses de Laclos. Exemples de cette période, La fuite à dessein, la série des Contes libertins de La Fontaine ou La culbute.

 

En 1771, l’artiste peint cinq panneaux pour la comtesse Du Barry, la maîtresse officielle du roi. Placés dans son château de Louveciennes, ils lui sont rendus deux ans plus tard à cause de la parution d’un pamphlet qui critique le style Rococo trop maniéré des décors et baptise Fragonard de “grand maître du Tartouillis”.

 

Les goûts ayant manifestement évolué, le peintre change de style et, en avance sur son temps, évolue vers le Romantisme. Avec l’arrivée de la Révolution Française, s’instaure un nouveau genre : le Néo-classicisme qui prône le retour à l’ordre et la vertu. Fragonard ne trouve alors plus sa place dans le panorama esthétique et se retire à Grasse, chez son cousin dont la villa fait aujourd’hui office de musée. Il meurt le 22 août 1806.

Oeuvres

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